French Fred

On serait tenté de ranger Fred Mortagne dans la case «petit frenchy qui a réussi aux States». Le problème c’est que cela est vraiment trop réducteur, voir faux. D’abord parce que Fred a réussi un peu partout dans le monde, surtout en Europe, et puis ce n’est pas parce que les grosses marques sont aux USA qu’il faut uniquement regarder là-bas. Faudrait pas oublier des marques comme Cliché non plus.
Fred Mortagne a donc su imposer sa griffe au point de devenir un des meilleurs réalisateurs de vidéos de skate, un genre certes particulier, mais très populaire outre-atlantique.
C’est d’ailleurs peut être pour ça qu’on a tendance à associer Fred aux States. Tout simplement parce que le skate est ultra porteur aux USA et très confidentiel en France.
Fred Mortagne a notamment réalisé certains monuments de la vidéo skate, tel que la «Flip sorry» et «MENIKMATI». Il a travaillé pour certaines grosses marques comme ES ou Vans. Mais Fred est aussi un photographe de talent et vous pourrez retrouver beaucoup de ces œuvres sur son site.
Donc profitez en bien ce n’est pas tous les jours que vous verrez de telle légende dans Swedge…

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Fils de pub

Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir en découdre avec la publicité. Des mouvements anti-pub aux alter-mondialistes c’est toute l’économie de marché qui est visée à travers sa vitrine la plus emblématique : la publicité. Le mouvement a commencé il y a déjà quelques années à la fin du siècle dernier, avec des actions plutôt timides. Mais après avoir franchi le cap de l’an 2000, les anti-pub se sont radicalisés face à la pression médiatique, toujours grandissante, des marques. C’est ainsi que la plupart d’entre nous ont découvert le mouvement, avec des actions «coup de poing» comme les tagages publicitaires dans le métro parisien.
Avec cette radicalisation, les médias se sont penchés sur le mouvement, y voyant tantôt une contestation de l’économie de marché, tantôt le refus de la femme objet ou n’importe quelle autre forme de contestation. La situation avait à l’époque l’avantage de permettre aux médias de surfer sur la vague alter-mondialiste. Du coup les anti-pub se sont prêtés au jeu devenant rapidement dépendants des médias pour exister. Car il est bien là le problème : comment relayer ces actions sans utiliser les médias ? Face à cette contradiction, les mouvements se sont vite retrouvés enfermés, d’autant plus que les condamnations commencèrent à tomber. La RATP, via sa filiale publicitaire Métrobus, n’avait pas décidé de se laisser faire. Et à l’instar des faucheurs anti-OGM, les anti-pub furent sévèrement condamnés.

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