Fils de pub

Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir en découdre avec la publicité. Des mouvements anti-pub aux alter-mondialistes c’est toute l’économie de marché qui est visée à travers sa vitrine la plus emblématique : la publicité. Le mouvement a commencé il y a déjà quelques années à la fin du siècle dernier, avec des actions plutôt timides. Mais après avoir franchi le cap de l’an 2000, les anti-pub se sont radicalisés face à la pression médiatique, toujours grandissante, des marques. C’est ainsi que la plupart d’entre nous ont découvert le mouvement, avec des actions «coup de poing» comme les tagages publicitaires dans le métro parisien.
Avec cette radicalisation, les médias se sont penchés sur le mouvement, y voyant tantôt une contestation de l’économie de marché, tantôt le refus de la femme objet ou n’importe quelle autre forme de contestation. La situation avait à l’époque l’avantage de permettre aux médias de surfer sur la vague alter-mondialiste. Du coup les anti-pub se sont prêtés au jeu devenant rapidement dépendants des médias pour exister. Car il est bien là le problème : comment relayer ces actions sans utiliser les médias ? Face à cette contradiction, les mouvements se sont vite retrouvés enfermés, d’autant plus que les condamnations commencèrent à tomber. La RATP, via sa filiale publicitaire Métrobus, n’avait pas décidé de se laisser faire. Et à l’instar des faucheurs anti-OGM, les anti-pub furent sévèrement condamnés.

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